CABINET D'ECHOGRAPHIE DE GROSSESSE

DEMANGE STEPHANE

Cette rubrique a pour but de vous aider Ă  faire le meilleur choix pour vous-mĂȘme et votre bĂ©bĂ© en vous expliquant les raisons pour lesquelles des examens Ă©chographiques vous sont proposĂ©s au cours de la grossesse, les informations que les mĂ©decins et les sages-femmes en attendent, les bĂ©nĂ©fices et les inconvĂ©nients de ces examens. Ceux-ci sont proposĂ©s Ă  toutes les femmes enceintes mais ils sont facultatifs.


Qu’est-ce qu’une Ă©chographie ?


L’échographie est une technique mĂ©dicale qui permet l’exploration du corps humain selon un procĂ©dĂ© proche de celui du radar, utilisant les ultra-sons.
Pour faire cet examen, un capteur Ă©metteur-rĂ©cepteur est glissĂ© sur la peau de votre ventre aprĂšs Ă©talement d’un gel destinĂ© Ă  favoriser le passage des ultrasons.

Dans certaines circonstances, il est intĂ©ressant d’introduire un capteur dans le vagin afin d’ĂȘtre plus proche des structures foetales que l’on souhaite Ă©tudier, ce qui n’est ni douloureux, ni dangereux. Dans ce cas, le capteur est placĂ© dans un prĂ©servatif Ă  usage unique.


L’échographie est-elle dangereuse ?


Elle ne l’est en aucune façon pour la mùre et le foetus.

A ce jour, les nombreux travaux scientifiques consacrĂ©s aux consĂ©quences sur l’enfant n’ont rĂ©vĂ©lĂ© aucun effet nĂ©faste pouvant ĂȘtre attribuĂ© aux ultrasons lorsqu’ils sont utilisĂ©s pour faire un diagnostic mĂ©dical. Des publications rĂ©centes ont dĂ©montrĂ© que des enfants qui avaient subi une Ă©chographie prĂ©natale prĂ©sentaient un dĂ©veloppement et des rĂ©sultats scolaires identiques Ă  ceux d’enfants n’en ayant pas subi. Cependant, tout rayonnement a des effets biologiques sur les tissus et la prudence la plus Ă©lĂ©mentaire conduit Ă  recommander de ne faire des Ă©chographies que pour des raisons mĂ©dicales, en limitant la frĂ©quence et la durĂ©e des examens Ă  ce qui est nĂ©cessaire au diagnostic.


Comment se dĂ©roule l’examen ?


Il nĂ©cessite de la part de l’opĂ©rateur beaucoup de concentration et de vigilance. Ne soyez donc pas surprise ni inquiĂšte de son Ă©ventuel silence. Il vous fera part de ses constatations lorsque l’examen sera terminĂ©, moment oĂč vous pourrez lui poser toutes les questions que vous dĂ©sirez.
En cas de doute sur la croissance du fƓtus ou l’existence d’une malformation, le mĂ©decin vous en informera et pourra vous demander de revenir pour des Ă©chographies ultĂ©rieures ou de consulter un autre Ă©chographiste spĂ©cialisĂ© dans un domaine prĂ©cis, le cƓur par exemple.

D’autre part, cette exploration n’est pas et ne doit pas se transformer en spectacle, la prĂ©sence de trop nombreuses personnes pouvant distraire et perturber l’opĂ©rateur.
A l’issue de l’examen, un compte-rendu vous sera remis, accompagnĂ© des clichĂ©s correspondants. 


A quoi sert l’échographie ?


Il y a quatre grandes raisons pour faire des échographies au début puis au cours de la grossesse:


- DĂ©terminer l’ñge du bĂ©bĂ© et la date thĂ©orique de l’accouchement, ce qui est plus prĂ©cis que l’usage combinĂ© de la date des derniĂšres rĂšgles et d’un calendrier, notamment lorsque vous ne vous souvenez pas de la date exacte de vos derniĂšres rĂšgles, si vous avez un doute ou si vos cycles sont irrĂ©guliers.

Pour cela, le corps de l’embryon est mesurĂ© lors de la premiĂšre Ă©chographie faite Ă  12 semaines d’amĂ©norrhĂ©e (calculĂ©es Ă  partir du premier jour des derniĂšres rĂšgles). Ces mesures seront utiles pour surveiller la croissance ultĂ©rieure du fƓtus, aider les mĂ©decins Ă  mieux estimer l’ñge du foetus si vous faites une menace d’accouchement prĂ©maturĂ©, alerter le mĂ©decin si vous n’accouchez pas Ă  la date prĂ©vue car la prolongation de la grossesse peut ĂȘtre trĂšs dangereuse pour l’enfant. En outre, grĂące Ă  cette premiĂšre Ă©chographie, les tests sanguins Ă©ventuellement demandĂ©s pourront ĂȘtre interprĂ©tĂ©s avec une meilleure prĂ©cision.


- DĂ©pister l’existence de jumeaux ou de triplĂ©s, ce qui conduit Ă  prendre les mesures de prĂ©caution qui s’imposent au cours de telles grossesses. Certes, la majoritĂ© des grossesses gĂ©mellaires peut ĂȘtre reconnue par le seul examen clinique, mais le diagnostic est le plus souvent trop tardif.


- ApprĂ©cier la vitalitĂ© et le bien-ĂȘtre du fƓtus par la perception de son activitĂ© cardiaque et le contrĂŽle de ses mouvements actifs.


- Analyser l’aspect du fƓtus et la structure de ses organes internes. De trĂšs nombreuses malformations sont dĂ©tectables et l’amĂ©lioration du matĂ©riel en accroĂźt rĂ©guliĂšrement le dĂ©pistage.

Observer l’environnement du fƓtus : l’abondance de liquide amniotique dans lequel il baigne et la position du placenta.


Toutefois, l’échographie n’est pas infaillible. Tout bilan, mĂȘme rĂ©alisĂ© avec compĂ©tence, comporte des limites, notamment dans certaines conditions telles qu’une paroi abdominale trop Ă©paisse, la position du fƓtus ou la date inappropriĂ©e de l’examen provoquant une mauvaise apprĂ©ciation des mesures effectuĂ©es. Certaines malformations ne peuvent tout simplement pas ĂȘtre vues.

Si une anomalie est suspectĂ©e, il peut vous ĂȘtre proposĂ© d’autres examens pour infirmer ou confirmer celle-ci. Parfois, l’anomalie ne sera pas confirmĂ©e ou sera mineure et pourra disparaĂźtre au fil des semaines. Si le diagnostic est confirmĂ©, l’équipe mĂ©dicale vous donnera les explications nĂ©cessaires et vous orientera au mieux.


A quelle date ?


La premiĂšre Ă©chographie doit avoir lieu, de prĂ©fĂ©rence, Ă  12-13 semaines d’amĂ©norrhĂ©e. Sa particularitĂ© est de permettre la dĂ©termination de la date de dĂ©but de grossesse, d’apprĂ©cier la vitalitĂ© du fƓtus ainsi que la prĂ©sence de grossesse gĂ©mellaire ou multiple.


La deuxiĂšme Ă©chographie doit avoir lieu de prĂ©fĂ©rence Ă  22-24 semaines d’amĂ©norrhĂ©e. Elle permet un examen plus complet des diffĂ©rents organes.


La troisiĂšme Ă©chographie doit avoir lieu de prĂ©fĂ©rence Ă  32-34 semaines d’amĂ©norrhĂ©e. Elle indique la position de l’enfant, son bien-ĂȘtre et la situation du placenta. 




* informations extraites du rapport du comité national technique de l'échographie de dépistage prénatal (2005)